Le service fraudes de la Caisse d’Épargne est la première ligne de défense quand vous êtes victime ou témoin d’une arnaque bancaire. Mais selon que vous avez cliqué sur un faux SMS, donné vos identifiants à un faux conseiller ou constaté un paiement suspect par carte, les réflexes, les numéros à appeler et les suites possibles ne sont pas les mêmes. Cette cartographie pratique détaille, type d’arnaque par type d’arnaque, vers qui se tourner et comment réagir de manière efficace, en cohérence avec vos droits et les obligations légales de la banque.
1. Comprendre le rôle du service fraudes Caisse d’Épargne
1.1. Quand faire appel au service fraudes ?
Le service fraudes de la Caisse d’Épargne intervient dès qu’il existe un soupçon d’opération irrégulière sur vos comptes, ou de tentative d’escroquerie visant vos moyens de paiement :
- Retraits ou paiements par carte que vous ne reconnaissez pas
- Virements sortants inconnus ou modification frauduleuse de bénéficiaires
- Prélèvements non autorisés
- Connexion suspecte à votre espace client
- SMS, e-mails ou appels prétendant venir de la Caisse d’Épargne pour vous soutirer des codes
- Perte ou vol de carte bancaire, chéquier ou téléphone avec appli bancaire installée
Le service fraudes n’est pas un service de conseil financier mais un service de sécurité : il bloque, analyse, oriente vos démarches et, le cas échéant, prépare la procédure d’indemnisation.
1.2. Limites du service fraudes et complément avec les autorités
Le service fraudes Caisse d’Épargne ne remplace pas :
- La police / gendarmerie pour le dépôt de plainte
- Les plateformes spécialisées de l’État (Perceval, Pharos, Info Escroqueries)
- Les autorités de contrôle (ACPR, CNIL, DGCCRF) selon la nature de l’arnaque
Dans de nombreux cas, la banque exigera une plainte ou une déclaration officielle pour pouvoir instruire une demande de remboursement. Comprendre cette articulation est essentiel : appeler le service fraudes est un réflexe indispensable, mais rarement suffisant à lui seul.
2. Tous les numéros utiles en cas de fraude liée à la Caisse d’Épargne
2.1. Numéros de la Caisse d’Épargne : où les trouver sans se tromper
Les numéros du service fraudes peuvent varier selon votre Caisse d’Épargne régionale (Ile-de-France, Bretagne, etc.) et selon le type de produit (carte, assurance, épargne). Pour éviter toute erreur ou usurpation de numéro :
- Vérifiez systématiquement les numéros sur :
- Le site officiel de la Caisse d’Épargne (méfiez-vous des copies de sites)
- Le dos de votre carte bancaire
- Votre contrat ou vos relevés
- Votre application mobile officielle Caisse d’Épargne, rubrique “Urgences” ou “Opposition”
- Ne rappelez jamais un numéro reçu uniquement par SMS ou e-mail, sans vérification croisée sur les supports officiels
- En cas de doute, passez par le standard de votre agence ou par le numéro non surtaxé indiqué sur le site officiel, puis demandez à être transféré vers le service fraudes
Cette prudence est cruciale : de nombreuses arnaques consistent à faire appeler la victime un “faux numéro de la banque” qui est en réalité celui des escrocs.
2.2. Numéro d’opposition carte bancaire (toutes banques)
Si vous ne parvenez pas à joindre rapidement la Caisse d’Épargne, vous pouvez utiliser le centre d’opposition interbancaire (toutes banques françaises) :
- Centre d’opposition interbancaire carte bancaire : 0 892 705 705 (service payant, disponible 24h/24, 7j/7)
Ce numéro permet de faire opposition en urgence sur votre carte, avant de régulariser la situation avec votre banque et son service fraudes.
2.3. Numéros officiels complémentaires (France)
Ces contacts ne sont pas spécifiques à la Caisse d’Épargne mais sont souvent utiles en parallèle du service fraudes :
- Info Escroqueries : 0 805 805 817 (appel gratuit, du lundi au vendredi) – Informations et conseils personnalisés sur les arnaques
- Numéro d’urgence police / gendarmerie : 17 (ou 112 depuis un mobile)
- Plateforme Pharos (signalement en ligne) : signalement des contenus et sites internet illicites (usurpation de sites de banque, phishing, etc.)
- Perceval (via Service-public.fr) : déclaration en ligne de fraude à la carte bancaire
Dans de nombreux dossiers, la banque vous orientera vers ces dispositifs officiels pour renforcer votre dossier et faciliter la prise en charge de la fraude.
3. Réagir selon le type d’arnaque : scénarios concrets et réponses possibles
3.1. Fraude à la carte bancaire (paiements et retraits non reconnus)
Exemples typiques :
- Paiements en ligne dans une boutique étrangère que vous ne connaissez pas
- Retraits en distributeur dans une autre région ou un autre pays
- Petits paiements répétés, destinés à “tester” votre carte
Réflexes immédiats :
- Bloquez ou faites opposition à votre carte :
- Depuis l’application Caisse d’Épargne si la fonction est disponible
- En appelant le numéro d’opposition indiqué sur votre carte ou le centre interbancaire
- Contactez ensuite le service fraudes ou votre agence pour :
- Signaler les opérations contestées
- Demander la mise en surveillance renforcée de votre compte
- Obtenir un nouveau moyen de paiement
Vos droits et suites possibles :
- En cas de fraude manifeste, sans négligence grave de votre part, la banque doit en principe :
- Rembourser rapidement les opérations non autorisées
- Vous recréditer les frais liés (agios, commissions) dans les cas prévus par la loi
- Vous devrez généralement :
- Remplir un formulaire de contestation d’opérations
- Eventuellement déposer une plainte et fournir le récépissé
3.2. Virements frauduleux et usurpation d’accès à l’espace client
Scénario fréquent : un escroc récupère vos identifiants (via phishing, logiciel malveillant ou appel téléphonique frauduleux) et effectue un ou plusieurs virements vers un “compte mule”.
Signes d’alerte :
- Notifications de virement que vous ne reconnaissez pas
- Modifications de vos coordonnées dans l’espace client
- Ajout inexpliqué de nouveaux bénéficiaires
Réflexes immédiats :
- Contactez d’urgence le service fraudes Caisse d’Épargne et :
- Faites bloquer l’accès à votre espace client si nécessaire
- Signalez chaque virement contesté avec le plus de détails possible (dates, montants, bénéficiaires)
- Changez immédiatement :
- Votre mot de passe bancaire
- Les mots de passe de vos boîtes mails associées
Réponses possibles de la banque :
- Investigation sur la traçabilité des connexions et des opérations
- Demande de dépôt de plainte pour escroquerie ou usage frauduleux de moyens de paiement
- Examen de la question de la “négligence grave” :
- Si vous avez communiqué codes secrets ou mots de passe à un tiers, la banque pourra refuser ou limiter le remboursement
- Si vous avez été trompé par une technique sophistiquée (faux site, faux conseiller), la responsabilité peut être discutée
3.3. Phishing (e-mails), smishing (SMS) et faux sites Caisse d’Épargne
Ces arnaques visent à vous faire cliquer sur un lien imitant le site de la Caisse d’Épargne pour saisir vos identifiants, vos coordonnées bancaires ou vos codes de validation.
Exemples de messages :
- “Votre compte va être suspendu, veuillez vous connecter via ce lien”
- “Nouvelle sécurité Caisse d’Épargne : confirmez votre identité en cliquant ici”
- “Problème de paiement : mettez à jour vos coordonnées immédiatement”
Si vous avez cliqué mais que vous n’avez rien saisi :
- Scannez votre appareil avec un antivirus à jour
- Supprimez le message frauduleux
- Signalez le mail en tant que phishing via la fonction de votre messagerie
Si vous avez saisi des données (identifiants, codes, numéros de carte) :
- Contactez immédiatement le service fraudes Caisse d’Épargne
- Faites :
- Bloquer votre carte si elle est compromise
- Modifier vos mots de passe bancaires et de messagerie
- Surveillez très étroitement vos comptes dans les jours et semaines suivantes
Signalement utile :
- Transférez l’e-mail frauduleux à la boîte dédiée de votre banque si elle existe (souvent indiquée sur leur site)
- Vous pouvez aussi signaler le site frauduleux via la plateforme Pharos
3.4. Faux conseiller Caisse d’Épargne (arnaque par téléphone – vishing)
De plus en plus fréquent, un escroc vous appelle en se faisant passer pour un “conseiller sécurité” de la Caisse d’Épargne. Il vous alerte sur de prétendues opérations suspectes et vous demande :
- De lui dicter des codes SMS de validation
- De lui transmettre des numéros de carte ou de compte
- De réaliser vous-même des virements » de sécurité » vers un compte tiers
Rappels essentiels :
- Un vrai conseiller Caisse d’Épargne ne vous demandera jamais :
- Votre mot de passe complet
- De lire à voix haute un code 3D Secure ou un code de validation reçu par SMS
- De faire un virement de “sécurisation” vers un autre compte
Si vous avez un doute pendant l’appel :
- Raccrochez poliment
- Rappelez vous-même la Caisse d’Épargne au numéro figurant sur votre carte ou sur son site officiel
Si vous avez déjà communiqué des informations sensibles :
- Appelez d’urgence le service fraudes pour :
- Bloquer carte ou accès en ligne
- Signaler les opérations ou virements déjà effectués
- Prenez des notes précises sur l’appel (date, heure, numéro affiché, contenu) pour faciliter les enquêtes
3.5. Prélèvements frauduleux ou contestés
Vous pouvez constater des prélèvements inconnus sur votre compte Caisse d’Épargne, par exemple après un abonnement en ligne trompeur ou suite à l’usurpation de votre RIB.
Vos réflexes :
- Vérifiez si vous n’avez pas accepté, même involontairement, des conditions générales autorisant ces prélèvements (cases pré-cochées, essais gratuits transformés en abonnements)
- Contactez le service client ou fraudes de la Caisse d’Épargne pour :
- Demander le blocage du créancier si nécessaire
- Connaître vos délais de contestation (SEPA : généralement 8 semaines pour un prélèvement autorisé, 13 mois pour un prélèvement non autorisé)
Actions possibles :
- Opposition sur prélèvement récurrent
- Demande de remboursement dans les délais prévus par la réglementation
- Signalement à la DGCCRF si l’abonnement résulte d’une pratique commerciale trompeuse
4. Démarches parallèles : signaler, dénoncer, se protéger dans la durée
4.1. Contacter les autorités et plateformes publiques après la banque
Le service fraudes Caisse d’Épargne traite votre dossier bancaire, mais un volet “judiciaire” ou “administratif” est souvent nécessaire, surtout si :
- Les montants sont importants
- L’arnaque fait partie d’une série (phishing massif, faux support technique, usurpation d’identité répandue)
Les démarches complémentaires typiques :
- Dépôt de plainte auprès de la police ou gendarmerie :
- Pour escroquerie, abus de confiance, usurpation d’identité, etc.
- Conservez le récépissé pour le transmettre à la Caisse d’Épargne
- Utilisation de Perceval (fraude carte bancaire) :
- Déclaration en ligne des opérations frauduleuses
- Transmission automatique d’informations aux services d’enquête
- Signalement Pharos pour :
- Sites frauduleux imitant la Caisse d’Épargne
- Campagnes massives de phishing ou smishing
4.2. Dénoncer une arnaque bancaire ou un comportement illégal lié à une banque
Il peut arriver que vous ne soyez pas seulement victime, mais aussi témoin de pratiques douteuses :
- Réseaux organisés d’arnaques s’attaquant à des clients fragiles
- Complicité interne d’un salarié ou d’un intermédiaire financier
- Utilisation de comptes Caisse d’Épargne pour blanchir de l’argent ou encaisser de fausses factures
Dans ces cas, la dénonciation peut viser :
- Les personnes directement impliquées (escrocs, “comptes mules”, intermédiaires)
- Les entreprises écran qui servent de support à l’arnaque
- Les comportements suspects d’employés de banque, le cas échéant
Pour structurer et sécuriser ce type de signalement, il peut être utile de consulter un dossier complet consacré au fonctionnement des services fraudes et aux bonnes pratiques de dénonciation, afin de respecter le cadre légal, protéger votre anonymat lorsque c’est possible et éviter tout risque de dénonciation calomnieuse.
4.3. Renforcer sa sécurité après une fraude Caisse d’Épargne
Après un incident, le rôle du service fraudes ne s’arrête pas au remboursement éventuel : il peut aussi vous orienter vers des mesures de protection renforcées. De votre côté, il est recommandé de :
- Sécuriser vos accès numériques :
- Changer tous vos mots de passe sensibles (banque, mail, réseaux sociaux)
- Activer l’authentification à deux facteurs quand elle existe
- Mettre à jour vos logiciels et antivirus
- Sécuriser vos pratiques bancaires :
- Consulter plus souvent vos relevés et vos mouvements sur l’application
- Activer les alertes SMS ou notifications pour chaque opération
- Limiter le plafond de paiement ou de retrait si vous le jugez nécessaire
- Sensibiliser votre entourage :
- Personnes âgées ou peu à l’aise avec le numérique
- Jeunes majeurs exposés aux arnaques “facile argent” (comptes mules)
5. Bonnes pratiques pour interagir avec le service fraudes Caisse d’Épargne
5.1. Préparer votre appel ou votre rendez-vous
Pour que le service fraudes traite efficacement votre dossier, préparez en amont :
- Votre numéro de client et vos coordonnées à jour
- La liste précise des opérations contestées :
- Dates, heures approximatives
- Montants
- Commerçants ou bénéficiaires
- Les circonstances de la fraude :
- SMS ou e-mail suspects reçus
- Appels téléphoniques reçus (numéro, contenu, durée)
- Sites internet visités juste avant la fraude
Plus votre récit est structuré, plus le service fraudes et les enquêteurs pourront reconstituer le scénario et identifier les responsabilités.
5.2. Questions utiles à poser au service fraudes
Pour défendre vos droits sans excès ni agressivité, vous pouvez poser des questions précises, par exemple :
- “Quelles opérations sont actuellement bloquées ou surveillées sur mon compte ?”
- “Quels sont mes délais pour contester ces opérations par écrit ?”
- “Une plainte est-elle nécessaire pour l’instruction de mon dossier ?”
- “Quelles preuves dois-je conserver (captures d’écran, SMS, mails) ?”
- “Quels risques de réutilisation de mes données existe-t-il à l’avenir ?”
Ces questions vous aident à obtenir une vision claire, sans vous substituer au rôle de la banque ou de la police.
5.3. Garder une trace écrite et respecter le cadre légal
Dans toute situation de fraude ou de dénonciation, la traçabilité est clé :
- Conservez :
- Les références de vos appels (date, heure, interlocuteur si possible)
- Les courriers et e-mails échangés avec la Caisse d’Épargne
- Les accusés de réception de vos réclamations ou contestations
- Le récépissé de dépôt de plainte ou la déclaration Perceval
- Évitez :
- Les accusations publiques nominatives sur les réseaux sociaux
- La diffusion d’informations personnelles de tiers
Respecter ce cadre protège à la fois vos droits de victime ou de lanceur d’alerte et limite le risque de poursuites pour diffamation ou dénonciation calomnieuse.
6. Questions les plus posées sur le service fraudes Caisse d’Épargne
Certains doutes reviennent régulièrement chez les clients confrontés à une fraude ou à une tentative d’arnaque impliquant la Caisse d’Épargne. Voici des réponses synthétiques aux questions les plus fréquentes pour vous aider à réagir plus vite.
- Combien de temps ai-je pour signaler une opération frauduleuse ?
- Pour une opération par carte ou virement non autorisée, vous disposez en principe de 13 mois maximum à compter du débit, mais il est fortement recommandé de signaler le problème le plus vite possible pour augmenter vos chances de blocage et de remboursement.
- Le service fraudes est-il joignable 24h/24 ?
- Les canaux d’urgence (opposition carte, blocage d’accès) sont généralement disponibles 7j/7 et 24h/24. En revanche, l’instruction détaillée de votre dossier (analyse, demandes de pièces, suivi) se fait souvent en horaires élargis mais non continus : vérifiez les horaires précis sur le site de votre Caisse régionale.
- Dois-je payer pour appeler le service fraudes ?
- Certains numéros d’opposition interbancaires sont payants, mais la Caisse d’Épargne met en avant des numéros non surtaxés pour ses clients. Consultez toujours le site officiel ou votre appli mobile pour éviter de composer un numéro payant usurpé par des fraudeurs.
- Est-ce que je risque d’être fiché si je suis victime de fraude ?
- Être victime ne signifie pas être responsable. Le signalement d’une fraude n’entraîne pas, en tant que tel, un fichage au sens bancaire. En revanche, si des impayés ou incidents de paiement en découlent et ne sont pas régularisés, d’autres fichiers (type FICP) peuvent entrer en jeu. D’où l’importance de réagir rapidement et de dialoguer avec le service fraudes et votre conseiller.
- Puis-je être tenu pour responsable en cas de “négligence grave” ?
- Oui. Si vous avez, par exemple, communiqué vos codes secrets, validé en connaissance de cause un paiement non conforme, ou installé un logiciel à distance sur votre ordinateur à la demande d’un inconnu, la banque peut considérer qu’il y a négligence grave et limiter votre indemnisation. C’est un point souvent débattu, qui peut ensuite être porté devant le médiateur ou le juge.
- Que faire si je ne suis pas d’accord avec la décision du service fraudes ?
- Vous pouvez :
- Adresser une réclamation écrite à la Caisse d’Épargne (service réclamations ou direction régionale)
- En cas de réponse insatisfaisante, saisir le médiateur bancaire compétent (coordonnées indiquées sur vos relevés ou sur le site de la banque)
- En dernier recours, envisager une action en justice avec l’appui d’un avocat ou d’une association de consommateurs.
- Vous pouvez :
7. Ressources complémentaires et modèles de lettres utiles
En plus du contact direct avec le service fraudes Caisse d’Épargne, plusieurs ressources peuvent vous aider à structurer vos démarches, faire valoir vos droits et gagner du temps grâce à des modèles de lettres prêts à l’emploi.
- Ressources officielles en ligne
- Les pages “sécurité” et “fraude” du site officiel Caisse d’Épargne, qui listent les numéros à jour, les alertes en cours et les consignes de vigilance.
- Le portail Service-public.fr, rubrique “Argent / Banque – Fraudes bancaires”, qui rappelle le cadre légal, les délais et les recours possibles.
- Les sites des autorités de contrôle (ACPR, AMF, CNIL, DGCCRF) qui publient régulièrement des mises en garde contre de nouvelles arnaques financières.
- Associations de consommateurs et aide indépendante
- Les associations de consommateurs agréées (UFC-Que Choisir, CLCV, Familles Rurales, etc.) peuvent vous accompagner pour :
- Relire une réponse de la banque
- Rédiger une contestation argumentée
- Envisager une action collective si plusieurs victimes sont concernées.
- Les associations de consommateurs agréées (UFC-Que Choisir, CLCV, Familles Rurales, etc.) peuvent vous accompagner pour :
- Modèles de lettres à adapter
- Lettre de contestation d’opérations frauduleuses : à adresser en recommandé avec AR à votre agence ou au service client. Elle doit notamment contenir :
- Votre identité complète et votre numéro de compte
- La liste détaillée des opérations contestées (date, montant, bénéficiaire)
- La mention explicite que vous n’êtes pas à l’origine de ces opérations et ne les avez pas autorisées
- Le rappel des articles du Code monétaire et financier sur le remboursement des opérations non autorisées (articles L133-18 et suivants, à vérifier à jour)
- La copie de votre dépôt de plainte ou de votre déclaration Perceval, si disponible.
- Lettre d’opposition à un prélèvement et demande de remboursement :
- Référence du ou des prélèvements concernés
- Explications sur l’absence d’autorisation ou sur le caractère trompeur de l’abonnement
- Demande formelle de remboursement et de blocage du créancier pour l’avenir.
- Lettre de réclamation ou de saisine du médiateur bancaire :
- Rappel chronologique des faits et des échanges avec le service fraudes
- Copie des pièces principales (relevés, mails, récépissés, captures d’écran)
- Exposé clair de ce que vous contestez (refus de remboursement, montant partiel, délais) et de ce que vous demandez (indemnisation totale, remboursement de frais, geste commercial).
- Lettre de contestation d’opérations frauduleuses : à adresser en recommandé avec AR à votre agence ou au service client. Elle doit notamment contenir :
De nombreux modèles sont disponibles gratuitement sur les sites institutionnels, associatifs ou spécialisés. L’important est de les personnaliser avec vos dates, montants et références précises, afin de faciliter le travail du service fraudes et, si besoin, du médiateur ou du juge.
8. Accessibilité du service fraudes Caisse d’Épargne pour les personnes malentendantes ou sourdes
En cas de fraude, la réactivité est encore plus cruciale pour les personnes sourdes, malentendantes ou souffrant d’une baisse d’audition, qui peuvent rencontrer des difficultés à utiliser le téléphone classique. Il est donc important de connaître les solutions d’accessibilité disponibles pour joindre rapidement la Caisse d’Épargne et son service fraudes.
- Canaux de contact alternatifs à la voix
- Messagerie sécurisée de l’espace client ou de l’application mobile pour signaler une fraude, demander un rappel écrit ou solliciter un blocage.
- Adresse e-mail de contact ou formulaire en ligne spécifique aux urgences, parfois mis à disposition par certaines Caisses régionales (à vérifier sur le site officiel).
- Possibilité, dans certains cas, de passer par un tchat en ligne ou un service de relation client écrit lorsque celui-ci existe.
- Services d’accessibilité téléphonique
- La plupart des grandes banques françaises, dont la Caisse d’Épargne, s’appuient sur des plateformes de traduction (LSF, LPC, transcription écrite en temps réel) permettant aux personnes sourdes ou malentendantes de communiquer avec les conseillers par l’intermédiaire d’un opérateur.
- Ces services sont généralement accessibles via un pictogramme “Sourd ou malentendant” sur le site de la banque, avec des plages horaires définies.
- Anticiper avant qu’une fraude ne survienne
- Identifier à l’avance, sur le site de votre Caisse d’Épargne, la rubrique accessibilité et les outils disponibles pour vous (visio-interprétation, tchat, sous-titrage).
- Enregistrer dans vos favoris les pages de contact adaptées afin de pouvoir y accéder rapidement en cas d’urgence.
- Informer, si vous le souhaitez, un proche de confiance des procédures d’opposition et des numéros officiels afin qu’il puisse vous assister ponctuellement, dans le respect des règles de confidentialité et sans communiquer vos codes.
- Précautions spécifiques pour éviter les abus
- Comme tout client, ne communiquez jamais vos codes d’accès complets, même à un proche qui vous aide ou à un interprète.
- Vérifiez que les plateformes d’accessibilité utilisées sont bien celles recommandées sur le site officiel de la Caisse d’Épargne, et non des liens transmis par e-mail ou SMS non sollicités.
En combinant ces dispositifs d’accessibilité avec les bonnes pratiques de vigilance, les personnes sourdes ou malentendantes peuvent bénéficier de la même réactivité et du même niveau de protection face aux fraudes bancaires que tout autre client de la Caisse d’Épargne.
